Archive for the ‘Appels/Καλέσματα’ Category

Avec le peuple grec, luttons ensemble contre la dictature des marchés !

novembre 15, 2011

Le 17 novembre 1973, la jeunesse grecque s’est révoltée contre la dictature des colonels, ouvrant la voie à la chute du régime. Cette date symbolise désormais en Grèce l’aspiration du peuple à prendre son destin en main et la lutte contre l’arbitraire.

Cette lutte est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, face aux diktats imposés par les marchés financiers par l’intermédiaire du FMI, de la BCE et de l’UE. Le nouveau gouvernement, incluant l’extrême droite, et avec à sa tête l’ancien vice-président de la BCE, n’est que la marionnette de cette « troika ».

Depuis 3 ans, les plans d’austérité et de privatisation, censés « sauver » la Grèce, se sont succédés et ont plongé le pays dans une catastrophe économique et sociale sans précédent. Le chômage atteint 18,1% de la population, plus de 40% chez les jeunes. Les salaires ont diminué en deux ans de plus de 40%, et les écoles, les hôpitaux ferment les uns après les autres.

Ces destructions sociales sont justifiées par le poids de la dette grecque, dont le peuple serait seul responsable. Par exemple :
Les grecs seraient paresseux… alors que les dernières statistiques européennes montrent que le temps de travail est plus élevé en Grèce qu’en Allemagne ou en France.
Les fonctionnaires grecs seraient des fraudeurs… alors que leurs impôts sont prélevés à la source.

Ce discours aux relents racistes occulte le caractère illégitime de cette dette, qui profite principalement :
aux grandes banques qui se sont enrichies en spéculant massivement sur la dette grecque ;
aux grandes entreprises européennes d’armement ou de travaux publics, qui ont bénéficié de la « bienveillance » de politiciens corrompus ;
aux riches grecs, qui bénéficient d’exonérations d’impôts et pratiquent l’évasion fiscale.

…et certainement pas à l’ensemble de la population.

Présentés comme des « sauvetages », les plans européens imposés à la Grèce ne permettent pas de rompre avec le cercle vicieux de l’endettement ; ce n’est pas au peuple grec qu’ils viennent en aide, mais à ces secteurs qui ont profité et profitent de l’arnaque de la dette.

Cette arnaque est mondiale, et la Grèce en est le laboratoire : comme partout en Europe, la dette illégitime justifie les reculs sociaux et démocratiques. En France, le plan Fillon en est un nouvel exemple.

Pourtant, malgré la violence de la répression, la Grèce est aussi un laboratoire pour les résistances qui se développent dans le monde, depuis Madrid jusqu’à Wall Street. S’opposer aux politiques d’austérité en France ne va pas sans l’expression d’une solidarité avec le peuple grec.

Nous appelons donc à un rassemblement contre la dictature des marchés en ce jour symbolique du 17 novembre à 19h, au 43 Rue Saint-Denis devant la fontaine des innocents à Paris.

Premiers signataires: Aitec-IPAM, Alternatifs, Attac, CADTM, EELV, Fondation Copernic, FSC, Initiative des étudiants et travailleurs grecs à Paris, MPEP, NPA, PCF, PG, PRCF…

Concert de soutien aux 300 migrants grévistes de la faim en Grèce

mars 10, 2011
La grève de la faim est terminée, or, le concert de soutien aura lieu étant donné qu’il y a encore besoin de soutien financier. Les grévistes ne peuvent pas quitter immédiatement le lieu dans lequel ils ont été logés pendant ces 44 jours alors que deux membres du Comité de soutien d’Athènes furent arrêtées il y a deux jours (elles accompagnaient des grévistes à l’hôpital et un docteur les a accusées d’avoir empêché les grévistes de manger). On aura donc besoin d’argent à la différence que le concert prendra la forme d’une fête.

 

C’est pourquoi venez nombreux et nombreuses !

  • Fanis Karoussos – oud & chant
  • Stelios Kotzabasakis – lyre crétoise & chant

présentent un concert de musique traditionnelle crétoise le jeudi 10 mars à 20h30, à 7 bd Bourdon, Metro Bastille ou Quai de la Rapée.

Les grévistes ont besoin de notre solidarité et de notre soutien financier

32ème jour de grève pour les 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim à Athènes

février 28, 2011

 

25 février 2011

Nous sommes arrivés actuellement à la 32ème jour de grève pour les 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim à Athènes et à Salonique. Nous franchissons ainsi le seuil critique pour l’arrivée des dommages irréparables au niveau de leur santé alors que le risque de mort devient immanent. Le gouvernement de PASOK, faisant preuve d’une brutalité sans mesure ni précédent, rejette la demande légitime de régularisation en rejetant ainsi les travailleurs sans papiers eux-mêmes dans la mort.

 

Dans le même temps que le gouvernement s’accroche à sa position de déni, sont poursuivi-e-s en justice 8 membres du comité de soutien accusé-e-s de trafficking ainsi que le président de la Faculté de Droit où les grévistes de la faim ont été logés avant de se faire évacuer sous menace d’une expulsion violente.

 

Dans un pays dévasté par la crise où travailleur-e-s, chômeur-e-s et précaires se voient chaque jour davantage humilié-e-s, dépourvu-e-s de moyens de survie et culpabilisé-e-s, la lutte des 300 travailleurs sans papiers porte l’honneur politique d’avoir transformé le désespoir en combat. Et mettre sa vie en danger montre peut-être que, en tant que « clandestin », nous n’avons pas autre chose à perdre. C’est peut-être aussi l’ironie tragique d’être immigré-e sans papiers au pays de la tragédie en période de crise.

 

Alors que le mouvement de solidarité s’amplifie, les discours et les agressions racistes et xénophobes s’intensifient en faisant des immigré-e-s des boucs émissaires et en opposant ceux et celles dont la vie dépend du travail l’un contre l’autre. Les patrons sont miraculeusement épargnées et le conflit est transposé entre autochtones et étrangers, chômeurs et travailleurs, public et privé et ainsi de suite. Mythes et préjugés sont extraits du plus profond de l’imaginaire pour faire de la chasse aux sorcières un sport national, qui, hélas, n’est pas réservé qu’aux grec-que- s et qu’il n’a que très rarement des aspects ludiques.

Les 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim vivent et travaillent pendant des années sur le territoire grec. Ils ont été pendant ces années une source importante d’enrichissement pour leurs employeurs et source d’enrichissement culturel et humain pour leurs voisin-e-s, collègues et ami-e-s, comme l’ont été par ailleurs les immigré-e-s avec ou sans papiers dans tous les pays.

 

Nous exigeons la légalisation immédiate des 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim ainsi que la régularisation de tous les travailleur-e-s sans papiers.

Nous exigeons l’abrogation de Dublin II qui met en péril la vie des immigré-e-s en transformant des pays entiers en dépôts de « l’immigration non choisie » et où les violences et les violations de tout genre deviennent monnaie courante.

Nous appelons à amplifier la solidarité et à intensifier la pression à l’égard du gouvernement grec pour qu’il donne une solution maintenant.

Aucune vie n’est clandestine, aucune vie n’est de trop.

Solidarité avec les migrants en grève de la faim à Athènes

février 28, 2011

 

 

Trois cent migrants ont entamé une grève de la faim dans les villes d’Athènes et de Thessalonique depuis le 25 janvier 2011. Ce mouvement est parti de Crête autour de l’Appel des migrants (voir ci-dessous) face à l’absence totale de processus de régularisation depuis l’année 2006. Ils revendiquent la « légalisation de tous les migrants » et leur pleine reconnaissance au sein de la société grecque.

Cette grève se situe dans le cadre de l’attaque néo-libérale menée par le gouvernement grec, à l’instar des autres gouvernements européens, qui aboutit à la déstructuration du travail et de tous les acquis sociaux. Dans ce contexte, les conditions socio-économiques dramatiques que vit l’ensemble de la population grecque, aggravées par les mesures récentes du FMI, favorisent la montée du racisme et de la xénophobie, faisant des migrants les boucs émissaires de l’insécurité sociale et du chômage. En dénonçant les grévistes de la faim comme des dangers pour la société, le gouvernement, par une campagne médiatique, justifie la mise en place de politiques racistes de répression et la criminalisation des migrants et de leurs soutiens, allant jusqu’à la construction d’un mur à la frontière terrestre avec la Turquie, nouveau mur de l’apartheid après ceux du Mexique, du Maroc, sans compter celui qui transforme la Palestine en bantoustans

La lutte des migrants en Grèce rejoint celle que mènent les travailleurs et travailleuses sans papiers en France qui, après 9 mois de grève, et l’occupation des marches de l’Opéra Bastille puis de la Cité nationale d’histoire de l’immigration, sont toujours en lutte face à un gouvernement qui ne tient pas les engagements pris le 18 juin 2010.

Elle rejoint la lutte de tous ceux qui sont sortis dans les rues de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie et d’ailleurs, pour exiger leurs droits au travail et à la dignité.

 

 

Nous assurons de notre solidarité et de notre soutien militant ces trois cents migrants qui entament leur vingt-deuxième jour de grève de la faim à l’heure où nous écrivons et nous appelons tous les partis, syndicats, associations et militants individuels

 

–       à se joindre à cet appel en ajoutant leur signature

–       à envoyer des messages de soutien en se rendant sur leur site http://hungerstrike300.espivblogs.net/

 

Saint Denis,

le 15 février 2011

 

Premiers signataires :

-AC ! Agir ensemble contre le chômage et la précarité

-Collectif antiraciste de Saint Denis

-Coordination 93 de lutte pour les sans papiers

Euromarches

-Initiative de soutien aux 300 sans-papiers grévistes de Grèce

Le Mouvement de la Paix

 

 

Appel des Immigrants, Grévistes de faim Grèce, Janvier 2011

février 28, 2011

 

Appel des Immigrants, Grévistes de faim Grèce, Janvier 2011

Si l’on veut faire entendre notre voix, nous n’avons pas de choix. Le 25 janvier, trois cent (300) parmi nous commencent la grève de faim. Notre point de lutte sera à Athènes et à Thessalonique.

Nous sommes des immigrés et des immigrées venu(e)s de toute la Grèce. Nous y sommes venu(e)s, persécut(é)s de la pauvreté, du chômage, des guerres et des dictatures. Les firmes multinationales occidentales et leurs servants politiques, implantés à nos pays ont fait leur choix pour nous : Risquer notre vie, 10 fois pour s’approcher de la porte européenne. L’Occident qui pille nos pays et ayant un niveau de vie meilleur-si l’on le compare à le notre- est notre seul espoir, si on veut vivre en tant qu’êtres humains. Nous sommes venus (par la voie légale ou pas) en Grèce et nous travaillons pour notre survie et pour la survie de nos enfants. Nous vivons dans la galère, et à l’ombre de l’illégalité au profit des patrons et des services étatiques qui à leur tour exploitent brutalement notre travail. Nous gagnons notre pain à la sueur de notre front et en rêvant qu’un jour nous allons acquitter des droits égaux.

A nos jours, les conditions de notre vie deviennent de plus en plus défavorables. Au fur et à mesure que les salaires et les retraites se voient rongés et que tous les prix augmentent, l’immigré figure comme le fautif, le coupable de la détérioration et de l’exploitation inhumaine des salariés grecs et des petits commerçants. La propagande fasciste et raciste est devenue la langue officielle des appareils étatiques. La terminologie fasciste est reproduite par les médias en cas où ces derniers font référence à nous. Les propositions fascicistes sont proclamées sous forme des propositions gouvernementales : le mur à Evros, les camps flottants et l’armée européenne à la mer égéenne, la répression brutale aux villes, les déportations massives. Ils font tous leurs efforts pour persuader les salariés grecs que nous consistons, tout d’ un coup, une menace pour eux et que nous sommes les seules coupables de l’attaque inédite et lancée par leurs propres gouvernements.

La réponse à leur mensonge et à leur barbarie continue doit être immédiate. Et c’est à nous, aux immigrés de la donner. Nous mettons en devant notre vie pour mettre fin à l’injustice commise à l’ égard de nous. Nous demandons la légalisation de tous les immigrés et de toutes les immigrées. Nous demandons des droits politiques et sociaux et des obligations égaux aux salariés grecs. Nous demandons par nos collègues, par n’ importe qui est tombé victime de l’exploitation de son sueur de front de rester solidaire. Nous demandons de soutenir notre lutte, de ne pas permettre à son pays la domination du mensonge, du fascisme et du despotisme des élites économiques et politiques. C’est à dire de ne pas permettre ce qui a prédominé à nos pays et qui nous a forcés à s’expatrier pour revendiquer une vie digne pour nous et pour nos enfants.

Nous ne disposons d’autre moyen pour se faire entendre notre voix et pour faire entendre la voix de notre raison.

Le 25 janvier, trois cents (300) d’ entre nous comment la grève de faim, à l’échelle nationale, à Athènes et à Thessalonique. Nous mettons en danger notre vie, parce qu’en tout cas il ne s’agit pas d’une vie digne. Nous faisons le choix de mourir ici au lieu d’hériter à nos enfants la vie que nous avons vécue.

Janvier, 2011

L’assemblée des immigrés, grévistes de faim

La colère s’est exprimée partout en France : nouvelle manifestation mardi 1/6

juin 1, 2010

La colère s’est exprimée partout en France : nouvelle manifestation demain mardi

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Nous n’avons pas encore tous les compte-rendus des nombreuses manifestations qui se sont déroulées dans toute la France. Lille annonce ainsi 1500 manifestants qui se sont répandus dans toute la ville. Dans la capitale, les Champs Elysées ont été complètement bloqués pendant des heures.

Malgré les jets de lacrymogène de la police aux ordres d’un gouvernement qui protège les criminels plutôt que ses citoyens, les manifestants parisiens ont refusé de rester parqués dans un petit périmètre à la sortie du métro Franklin Roosevelt.

Plus de 3000 personnes ont occupé pendant des heures les Champs Elysées, ainsi que la portion de l’avenue Matignon menant à l’ambassade d’Israël, longuement conspuée aux cris de « Fermez l’ambassade des assassins israéliens ! »

La colère et l’indignation ne sont pas éphémères. C’est pourquoi nous manifesterons à nouveau demain contre la collaboration de notre gouvernement avec le terrorisme d’Etat israélien. Une collaboration qui a permis et encouragé les nouveaux massacres de civils israéliens.

A Kouchner, notre grand spécialiste de l’humanitaire, qui a laissé assassiner des participants à une mission humanitaire, et qui se dit ensuite « très choqué », nous avons des comptes à demander.

Nous voulons savoir jusqu’à quand la France va bafouer ses propres engagements de faire respecter les conventions de Genève, les résolutions de l’ONU et les droits de l’Homme ? Un carnage annoncé par avance par les criminels, dans les eaux internationales : pourquoi aucun de nos dirigeants n’a levé le petit doigt ? Sans doute estimaient-ils tous Israël incapable de mettre ses promesses à exécution et de se livrer à un massacre de civils pour la enième fois ?

Et maintenant, qu’attendent-il pour exiger la libération de tous les otages internationaux et palestiniens ? Et pour exiger la levée du blocus de Gaza ?

Chacun sait qu’il suffirait que la France suspende sa collaboration militaire, commerciale ou culturelle avec l’occupant israélien pour que ce dernier cesse de se croire tout permis.

Qu’attend-on ? Qu’est qui les empêche de le faire ?

C’est ce que nous comptons demander demain, lors de notre présence devant le ministère des affaires étrangères.

RENDEZ-VOUS CE MARDI 1ER JUIN A 18 H DEVANT LE QUAI D’ORSAY (M° INVALIDES)

CAPJPO-EuroPalestine

Manifestastion de solidarité avec la grève générale en Grèce, Bruxelles 20/05/2010

mai 25, 2010
Le communiqué de presse

Manifestation de solidarité avec le peuple grec à Bruxelles

Protestation devant le Conseil et la Commission Européenne, la Représentation Permanente Grecque , la Fédération Européenne des Banquiers et le lobby des produits dérivés

En imposant des mesures d’austérité injustes à plusieurs pays européens, l’UE et le FMI prennent clairement le parti des banquiers qui, même après leurs plantureux bonus de plusieurs milliards d’euros, exigent encore et toujours leur livre de chair. Rappelons aujourd’hui à l’UE et au FMI que l’Europe c’est d’abord des travailleurs et non des banquiers, des spéculateurs ou des escrocs.

Plusieurs actions sont organisées aujourd’hui à Bruxelles et partout en Europe en solidarité avec les travailleurs grecs qui, au travers d’une grève générale, s’élèvent contre des mesures draconiennes sans précédent visant à faire payer à la majorité la crise initiée par une minorité.

La crise a été provoquée par les banques et les fonds spéculatifs, pas par les retraités grecs. Elle a été provoquée par les multinationales, pas par les infirmières portugaises. Elle a été provoquée par les marchés, pas par les étudiants espagnols. L’élite, par des choix conscients, a privilégié une rentabilité à court terme aux dépens de la stabilité du système. 20 Milliards d’euros sont toujours dus à l’état grec par à peine 8,000 personnes et sociétés, reconnues coupables de fraude fiscale.

Les états européens ont rencontré des problèmes de déficit budgétaire parce qu’ils ont renfloué des banques privées, et non parce qu’ils auraient surpayé des travailleurs grecs ou leur auraient accordé trop d’avantages sociaux. Alors qu’elle rentrait dans la crise, la Grèce avait possédait un des systèmes de protection sociale les plus faibles d’Europe. Du prix du pain au loyer, le coût de la vie explose alors que les salaires chutent et les emplois disparaissent. En dépit du cliché largement répandu, le nombre d’heures de travail moyen par salarié en Grèce est parmi les plus élevés d’Europe (données OCDE), alors que les heures supplémentaires restent souvent impayées.

Comme les centaines de milliers de grévistes aujourd’hui en Grèce, nous affirmons que les mesures d’austérité brutales UE/FMI ne sont PAS la solution mais ne feront qu’aggraver la crise ! Réduire les dépenses publiques, remettre en cause les acquis sociaux et appauvrir la majorité, ne peut qu’amplifier le phénomène de récession.

Sacrifier la cohésion sociale à l’appétit des marchés est un crime contre la démocratie . Les peuples grec, portugais ou espagnol n’ont pas fait de tels choix. Il se peut que les marchés le souhaitent ; il se peut même qu’ils l’exigent, mais rappelons nous qu’il n’existe aucun mandat démocratique pour cela.

Déjà, les vautours des marchés tournent au dessus de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de l’Irlande. Là comme ailleurs, l’Etat-providence est la cible de soi-disant « réformes nécessaires ». Ces attaques doivent stopper en Grèce avant de s’étendre à toute l’Europe. De Bruxelles à Athènes, nous marchons, protestons et défilons pacifiquement contre les plans UE/FMI. Mais, même si nous marchons en paix, que les marchés et les politiciens ne se méprennent pas : nous sommes en colère, plus en colère encore que ce que nous n’avons jamais été.

– Ne touchez pas aux droits sociaux et au droit du travail !
– Faites payer la crise aux banques !
– Le programme FMI – UE n’est pas la seule option ! C’est un désastre social !
– Endiguez la contagion de « solutions » similaires à d’autres pays !

Declarations d’appui:
Gauche Unitaire Européenne / Nordic Green Left
Oikologoi Prasinoi (Parti Vert Grec)- Michalis Tremopoulos, MEP

Couverture de la manifestation dans la presse:
Belgique
Le Soir
De Wereld Morgen
Brusselnieuws

France
Le Monde

Cuba
Prensa Latina

Grèce
TVXS
Ελευθεροτυπία
Ναυτεμπορική
Καθημερινή
Express
Αδέσμευτος

http://solidarity-greece.blogspot.com/

LA COORDINATION DES SYNDICATS DE BASE DES SECTEURS PRIVE ET PUBLIC

mai 11, 2010

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– NON A L’EXPLOITATION DES MORTS PAR LE PASOK, LA NOUVELLE DEMOCRATIE ET DE LAOS.

– NON A LA DIFFAMATION DU MOUVEMENT OUVRIER

–  POURSUITE DE LA LUTTE CONTRE L’ACCORD REACTIONNAIRE ENTRE LE FMI, LE GOUVERNEMENT GREC ET L’UE PAR UNE GREVE GENERALE DE 48H

– DEMISSION DU MINISTRE CRYSOHOIDES

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Le premier acte d’application du Moyen-âge social dans lequel le Gouvernement, le FMI et l’UE veulent faire sombrer notre pays a été marqué par le sang de nos trois collègues innocents : les trois salarié-e-s de la banque Marfin. Le Plan ainsi que le recours pré-planifié au FMI par le biais de l’UE, ont été désapprouvés par la majorité écrasante des travailleurs/ses. Ils sont déjà condamnés dans la conscience populaire. Ils n’ont aucune légitimité politique. C’est pour cela que, avant même leur enterrement, une exploitation immorale et sans précèdent des trois morts a été orchestré par le PASOK, la Nouvelle Démocratie et le LAOS, ayant pour objectif de construire un consensus politique pour faire passer les mesures à moindre coût. Nous dénonçons l’exploitation immorale et misérable des trois morts par le gouvernement du PASOK, la ND, le LAOS ainsi que par une grande partie des médias !      

Le mouvement ouvrier est en deuil pour les trois victimes innocentes de la banque Marfin !

Parce que le mouvement ouvrier connaît bien ce que c’est de mourir dans les galères moyenâgeuses du travail salarié. La responsabilité politique pour les trois morts de Marfin appartient à cette dernière. La tentative de diffamer, identifier ou associer le mouvement ouvrier de classe, ou, encore, la grandiose manifestation du 5 mai, à l’acte criminel de leur assassinat est insupportable. Des tels actes criminels ont, de manière objective, un caractère de provocation contre le mouvement ouvrier. Nous dénonçons la violence et le terrorisme de la Police Nationale, de l’état policier, et de ses dispositifs le plus sombres.

Nous condamnons le patronat de la manière la plus ferme et nous exprimons notre rage contre les ghettos ouvriers d’aujourd’hui dont les banquiers ont été parmi les initiateurs. Les ghettos dans lesquels, au nom du profit, on exerce la plus grande violence en enfermant les salarié-e-s à clé pour ne pas faire grève. Que les patrons assument leurs responsabilités et qu’ils arrêtent de tenter de les transposer à d’autres, en prétendant d’être endeuillés.

Nous nous séparons de la manière la plus décisive et nous condamnons l’acte criminel de ceux qui choisissent la violence aveugle comme moyen de protestation qui, finalement, se retourne contre le mouvement populaire lui-même. Ceux-ci fournissent aux forces de répression du « ministre-shérif » Crysohoides l’alibi pour attaquer les manifestants et fonctionnent, qui le veuillent ou pas, comme « des vases communicantes » par rapport aux forces de répression. Il est urgent, plus que jamais, de les condamner politiquement et de les isoler du mouvement ouvrier populaire.      

NOUS EXIGONS

La condamnation et le renversement de la politique anti-ouvrière du gouvernement grec, de la répression étatique et des pratiques de provocation qui constituent les responsables politiques et moraux de ce crime.

La poursuite judiciaire de Vgenopoulos ainsi que de tout dispositif patronal qui enferme les salarié-e-s sous menace de licenciement, sans avoir pris la moindre mesure de sécurité en faveur de ces derniers.

L’arrestation et la punition des responsables physiques de l’assassinat, de la manière qu’ils méritent, et le dévoilement public et politique de leur rôle et de leurs rapports avec le dispositif étatique.

LA COORDINATION DES SYNDICATS DE BASE appel à un rassemblement de commémoration des victimes le mardi 11 mai 2010 à 19h00 devant l’agence de Marfin, suivi d’une manifestation en direction du Parlement. Nous attribuerons à nos collègues disparus à tort nos honneurs militants.

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Lire le texte en grec

Appel à rassemblement : L’Europe solidaire avec le peuple grec contre les marchés financiers

mai 6, 2010

Appel à rassemblement : L’Europe solidaire avec le peuple grec contre les marchés financiers

Mercredi 5 mai
18h30
Devant la délégation de la Commission européenne à Paris,
288 Bld Saint Germain, Paris 7 e (Mo Solférino)

Les marchés financiers s’attaquent depuis plusieurs mois à la Grèce. Pour « rassurer les marchés », l’Union européenne et le FMI imposent une cure d’austérité drastique au peuple grec. L’âge de la retraite passera à 67 ans. Les salaires seront diminués de 15% dans le secteur public, et les licenciements facilités dans le secteur privé. La TVA sera augmentée de 2 points. D’autres mesures sont prévues. Ce plan d’austérité plongera l’économie grecque dans la dépression.

La Grèce n’est que le premier domino. Une fois son compte réglé, les marchés financiers s’attaqueront à d’autres pays, Portugal, Espagne, Irlande… ou France. L’enjeu est simple : qui paiera la facture de la crise financière, du renflouement des banques et des déficits publics ? L’Union européenne annonce un « plan de sauvetage de la Grèce ». Mais les prêts consentis ne profiteront qu’aux spéculateurs, pas au peuple grec. Et ils ne résoudront rien à terme.

Si les peuples européens ne réagissent pas fortement, les droits sociaux seront partout mis à mal. Les peuples seront dressés les uns contre les autres, comme c’est déjà le cas des Grecs, désignés comme « tricheurs » et « irresponsables ». On sait où cela peut mener.

Pour stopper cet engrenage, nous devons nous mobiliser aux côtés des Grecs. Une grève générale est prévue en Grèce le 5 mai et les organisations grecques appellent à la solidarité des mouvements sociaux européens. Nous exigeons de l’Union européenne et des gouvernements :
- des mesures énergiques contre la spéculation financière,
- un véritable plan de solidarité financière avec la Grèce,
- une réorientation radicale de la construction européenne, qui privilégie les intérêts des populations et pas de la finance.

Premiers signataires

Agir contre le chômage (AC !), Aitec/Ipam, Attac France, CGT Finances, Fondation Copernic, Droit au logement (DAL), Europe solidaire sans frontières, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Initiative des étudiants et travailleurs grecs à Paris, Marches européennes, Mémoire des luttes, Sud PTT, Transform Europe, SY.RIZ.A – Coalition de la Gauche radicale (Grèce), Union SNUI Sud Trésor Solidaires, Union syndicale Solidaires.

Organisations politiques en soutien :

Les Alternatifs, Gauche unitaire, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Mouvement politique d’éducation populaire (MPEP), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste (PC), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG), République et socialisme, Les Verts.


Signatures a envoyer à :

amelie.aitec@reseau-ipam.org

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article17157

Affaire Kuneva : lettre à l’Ambassade de Grèce en France (fr)

février 12, 2009

Parmi les initiatives, pour la France, cette lettre à l’ambassadeur avec copie au bureau de presse France et Conseil de l’Europe. On recueille des signatures, pour envoi en début de semaine prochaine.

Lettre ouverte à signer

Monsieur l’ambassadeur,

Nous avons été informées du crime commis contre Mme Kostantina Kuneva, ressortissante bulgare vivant et travaillant en Grèce, secrétaire de l’Union Syndicale du personnel d’entretien et des aides domestiques de la région d’Attique.

Elle a été agressée le 22 décembre 2008 et très gravement blessée, ses agresseurs lui ayant versé de l’acide au visage et l’ayant forcée à avaler ce produit.

Ce crime est-il une tentative d’assassinat lié aux activités syndicales et de défense des droits des femmes de Mme Kostantina Kuneva ? Les auteurs sont ils commandités par certains milieux patronaux ? Mme Kostantina Kuneva, qui travaille dans une entreprise de nettoyage, est en effet très active dans la défense des droits des femmes travailleuses immigrées. Elle a fait état, antérieurement à cette agression, de menaces à son encontre.

Ses camarades du syndicat dénoncent les violences des employeurs et des sous-traitants, le non respect des droits du travail des employés, leur exploitation et l’indifférence des autorités grecques vis à vis de ces violations des droits et de la dignité humaine.

Nous, associations, mouvements, partis et syndicats actifs dans l’action pour les droits des femmes et des travailleurs-ses, demandons que toute la lumière soit faite sur ce crime, que l’enquête policière et judiciaire approfondie se poursuive afin de rechercher les auteurs et les éventuels commanditaires.

Nous exprimons aussi toute notre solidarité à Kostantina Kuneva et à ses camarades et ferons connaître ces violences et situations de non droit auprès de la presse et de l’opinion publique de notre pays.

Premières signatures :

Marche mondiale des femmes

Union syndicale solidaires

Europ Coordination of World March of Women

RAJFIRE (Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées)