Archive for mai 2010

Gaza : la Flotille de la Liberté en route – Départ de la Grèce aujourd’hui

mai 25, 2010

Les deux bateaux grecs partent aujourd’hui pour rejoindre la flotille de la liberté en route vers Gaza.

On peut suivre leur voyage via le site web :

Ship to Gaza – Greece

Et le blog :

Digital Ship – Ψηφιακό Καράβι

La flotille de la liberté est une coalition internationale de neuf bateaux qui vont converger fin mai dans la Méditerannée ; ils se dirigeront ensemble vers le port de Gaza en défiance du blocus de la honte et des menaces d’Israël contre eux ; Ils amènent 10.000 tones d’aide à la reconstruction, geste de solidarité avec le peuple palestinien et sa résistance exemplaire.

Plus d’informations et suivi de leur voyage en live :

Witness Gaza

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Manifestastion de solidarité avec la grève générale en Grèce, Bruxelles 20/05/2010

mai 25, 2010
Le communiqué de presse

Manifestation de solidarité avec le peuple grec à Bruxelles

Protestation devant le Conseil et la Commission Européenne, la Représentation Permanente Grecque , la Fédération Européenne des Banquiers et le lobby des produits dérivés

En imposant des mesures d’austérité injustes à plusieurs pays européens, l’UE et le FMI prennent clairement le parti des banquiers qui, même après leurs plantureux bonus de plusieurs milliards d’euros, exigent encore et toujours leur livre de chair. Rappelons aujourd’hui à l’UE et au FMI que l’Europe c’est d’abord des travailleurs et non des banquiers, des spéculateurs ou des escrocs.

Plusieurs actions sont organisées aujourd’hui à Bruxelles et partout en Europe en solidarité avec les travailleurs grecs qui, au travers d’une grève générale, s’élèvent contre des mesures draconiennes sans précédent visant à faire payer à la majorité la crise initiée par une minorité.

La crise a été provoquée par les banques et les fonds spéculatifs, pas par les retraités grecs. Elle a été provoquée par les multinationales, pas par les infirmières portugaises. Elle a été provoquée par les marchés, pas par les étudiants espagnols. L’élite, par des choix conscients, a privilégié une rentabilité à court terme aux dépens de la stabilité du système. 20 Milliards d’euros sont toujours dus à l’état grec par à peine 8,000 personnes et sociétés, reconnues coupables de fraude fiscale.

Les états européens ont rencontré des problèmes de déficit budgétaire parce qu’ils ont renfloué des banques privées, et non parce qu’ils auraient surpayé des travailleurs grecs ou leur auraient accordé trop d’avantages sociaux. Alors qu’elle rentrait dans la crise, la Grèce avait possédait un des systèmes de protection sociale les plus faibles d’Europe. Du prix du pain au loyer, le coût de la vie explose alors que les salaires chutent et les emplois disparaissent. En dépit du cliché largement répandu, le nombre d’heures de travail moyen par salarié en Grèce est parmi les plus élevés d’Europe (données OCDE), alors que les heures supplémentaires restent souvent impayées.

Comme les centaines de milliers de grévistes aujourd’hui en Grèce, nous affirmons que les mesures d’austérité brutales UE/FMI ne sont PAS la solution mais ne feront qu’aggraver la crise ! Réduire les dépenses publiques, remettre en cause les acquis sociaux et appauvrir la majorité, ne peut qu’amplifier le phénomène de récession.

Sacrifier la cohésion sociale à l’appétit des marchés est un crime contre la démocratie . Les peuples grec, portugais ou espagnol n’ont pas fait de tels choix. Il se peut que les marchés le souhaitent ; il se peut même qu’ils l’exigent, mais rappelons nous qu’il n’existe aucun mandat démocratique pour cela.

Déjà, les vautours des marchés tournent au dessus de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de l’Irlande. Là comme ailleurs, l’Etat-providence est la cible de soi-disant « réformes nécessaires ». Ces attaques doivent stopper en Grèce avant de s’étendre à toute l’Europe. De Bruxelles à Athènes, nous marchons, protestons et défilons pacifiquement contre les plans UE/FMI. Mais, même si nous marchons en paix, que les marchés et les politiciens ne se méprennent pas : nous sommes en colère, plus en colère encore que ce que nous n’avons jamais été.

– Ne touchez pas aux droits sociaux et au droit du travail !
– Faites payer la crise aux banques !
– Le programme FMI – UE n’est pas la seule option ! C’est un désastre social !
– Endiguez la contagion de « solutions » similaires à d’autres pays !

Declarations d’appui:
Gauche Unitaire Européenne / Nordic Green Left
Oikologoi Prasinoi (Parti Vert Grec)- Michalis Tremopoulos, MEP

Couverture de la manifestation dans la presse:
Belgique
Le Soir
De Wereld Morgen
Brusselnieuws

France
Le Monde

Cuba
Prensa Latina

Grèce
TVXS
Ελευθεροτυπία
Ναυτεμπορική
Καθημερινή
Express
Αδέσμευτος

http://solidarity-greece.blogspot.com/

ΚΛΕΦΤΕΣ  : VOLEURS

mai 24, 2010

La faillite capitaliste sera payée en monnaie de révolte!

mai 12, 2010

La coalition de l’UE et du FMI, sous le prétexte de la crise économique qui touche la Grèce en ce moment, essaye d’imposer des mesures qui constituent des attaques féroces contre le peuple grec.

Les mesures impopulaires lancées par le gouvernement grec et dictées par le FMI: suppression du 13ème et 14ème salaire (qui fait office de congés payés en Grèce) dans la fonction publique, suppression des 13èmes et 14èmes retraites et augmentation de l’âge de départ à la retraite, flexibilisation à outrance des conditions salariales et baisse du financement des services publics (école, université, hôpitaux etc). A cela s’ajoute, la montée du chômage et une précarisation de tous les travailleurs.

Au-delà de la violence policière et étatique, on assiste à une propagande des médias grecs et internationaux ayant pour but de réprimer les mouvements sociaux des travailleurs qui demandent de la justice sociale. Les médias présentent les manifestations en Grèce comme des manifestations animées par des minorités, alors qu’il s’agit des plus grandes manifestations depuis la chute des colonels en ’74 (la semaine dernière, plus de 200 000 personnes ont manifesté au centre d’ Athènes contre les nouvelles mesures). De plus, la mort de trois travailleurs de la banque Marfin est utilisée pour discréditer le mouvement social. Ces travailleurs ont été forcés par le patronat à ne pas faire la grève et rester dans la banque, c’est un événement tragique, hostile envers le mouvement de masse qui se développe actuellement. Nous luttons pour, et non pas contre, la vie. Cet événement ne peut pourtant pas discréditer ce mouvement dynamique qui remet en question l’ensemble des politiques suivies par tous les partis politiques ces dernières années.

La question ne concerne pas uniquement la Grèce, le problème de la dette grecque s’insère dans le contexte de la crise économique et sociale mondiale du capitalisme. Alors que d’autres Etats européens, hors zone euro, font déjà les frais de la politique de casse sociale du FMI (Lettonie, Lituanie, Roumanie), d’autres pays peuvent suivre: dans un premier temps le Portugal, l’Espagne et l’Italie puis l’Irlande, l’Angleterre et la France. Les gouvernements européens essayent de puiser dans cette crise des arguments pour imposer leurs politiques de casse sociale, de diminution des salaires et de démantèlement des protections sociales, au profit des grandes entreprises et des organismes financiers.

Face à ces attaques, il y a un vrai besoin de construire un mouvement de masse qui affirmera qu’il n’est pas aux travailleurs, aux retraités et aux jeunes de payer leur crise. La lutte en cours sera attaquée de plus en plus durement par les Etats européens et les institutions dominantes et c’est pour cela que le mouvement devra pouvoir prendre la relève et se battre contre le fil rouge des attaques.

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Initiative des étudiants et travailleurs grecs à Paris

LA COORDINATION DES SYNDICATS DE BASE DES SECTEURS PRIVE ET PUBLIC

mai 11, 2010

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– NON A L’EXPLOITATION DES MORTS PAR LE PASOK, LA NOUVELLE DEMOCRATIE ET DE LAOS.

– NON A LA DIFFAMATION DU MOUVEMENT OUVRIER

–  POURSUITE DE LA LUTTE CONTRE L’ACCORD REACTIONNAIRE ENTRE LE FMI, LE GOUVERNEMENT GREC ET L’UE PAR UNE GREVE GENERALE DE 48H

– DEMISSION DU MINISTRE CRYSOHOIDES

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Le premier acte d’application du Moyen-âge social dans lequel le Gouvernement, le FMI et l’UE veulent faire sombrer notre pays a été marqué par le sang de nos trois collègues innocents : les trois salarié-e-s de la banque Marfin. Le Plan ainsi que le recours pré-planifié au FMI par le biais de l’UE, ont été désapprouvés par la majorité écrasante des travailleurs/ses. Ils sont déjà condamnés dans la conscience populaire. Ils n’ont aucune légitimité politique. C’est pour cela que, avant même leur enterrement, une exploitation immorale et sans précèdent des trois morts a été orchestré par le PASOK, la Nouvelle Démocratie et le LAOS, ayant pour objectif de construire un consensus politique pour faire passer les mesures à moindre coût. Nous dénonçons l’exploitation immorale et misérable des trois morts par le gouvernement du PASOK, la ND, le LAOS ainsi que par une grande partie des médias !      

Le mouvement ouvrier est en deuil pour les trois victimes innocentes de la banque Marfin !

Parce que le mouvement ouvrier connaît bien ce que c’est de mourir dans les galères moyenâgeuses du travail salarié. La responsabilité politique pour les trois morts de Marfin appartient à cette dernière. La tentative de diffamer, identifier ou associer le mouvement ouvrier de classe, ou, encore, la grandiose manifestation du 5 mai, à l’acte criminel de leur assassinat est insupportable. Des tels actes criminels ont, de manière objective, un caractère de provocation contre le mouvement ouvrier. Nous dénonçons la violence et le terrorisme de la Police Nationale, de l’état policier, et de ses dispositifs le plus sombres.

Nous condamnons le patronat de la manière la plus ferme et nous exprimons notre rage contre les ghettos ouvriers d’aujourd’hui dont les banquiers ont été parmi les initiateurs. Les ghettos dans lesquels, au nom du profit, on exerce la plus grande violence en enfermant les salarié-e-s à clé pour ne pas faire grève. Que les patrons assument leurs responsabilités et qu’ils arrêtent de tenter de les transposer à d’autres, en prétendant d’être endeuillés.

Nous nous séparons de la manière la plus décisive et nous condamnons l’acte criminel de ceux qui choisissent la violence aveugle comme moyen de protestation qui, finalement, se retourne contre le mouvement populaire lui-même. Ceux-ci fournissent aux forces de répression du « ministre-shérif » Crysohoides l’alibi pour attaquer les manifestants et fonctionnent, qui le veuillent ou pas, comme « des vases communicantes » par rapport aux forces de répression. Il est urgent, plus que jamais, de les condamner politiquement et de les isoler du mouvement ouvrier populaire.      

NOUS EXIGONS

La condamnation et le renversement de la politique anti-ouvrière du gouvernement grec, de la répression étatique et des pratiques de provocation qui constituent les responsables politiques et moraux de ce crime.

La poursuite judiciaire de Vgenopoulos ainsi que de tout dispositif patronal qui enferme les salarié-e-s sous menace de licenciement, sans avoir pris la moindre mesure de sécurité en faveur de ces derniers.

L’arrestation et la punition des responsables physiques de l’assassinat, de la manière qu’ils méritent, et le dévoilement public et politique de leur rôle et de leurs rapports avec le dispositif étatique.

LA COORDINATION DES SYNDICATS DE BASE appel à un rassemblement de commémoration des victimes le mardi 11 mai 2010 à 19h00 devant l’agence de Marfin, suivi d’une manifestation en direction du Parlement. Nous attribuerons à nos collègues disparus à tort nos honneurs militants.

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Lire le texte en grec

L’armée de la nouvelle Junte militaire du ‘socialiste’ Georges Papandreou viole l’inviolabilité du domicile et elle envahit sans aucun prétexte les domiciles et bat les résidents (Athènes, 5/5/2010)

mai 10, 2010

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Lire le témoignage (en grec)

La manifestation majestueuse de 200.000 gens en images (Athènes, 5/5/2010)

mai 10, 2010

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Accueil réservé à Andreas Vgenopoulos (propriétaire de Marfin Bank, Athènes, 5/5/2010)

mai 10, 2010

Il est venu constater les dégats, peut-être faire un discours de sympathie et d’indignation sur ses employés morts. Mais les gens rassemblés en dehors de l’agence brulée ont failli le lyncher et il a été évacué en urgence…

Ils n’étaient pas ultra-gauchistes ou anarchistes ces gens-là. Pour autant que l’on démonise les manifestants, l’instigateur de cette affaire est bien connu à tous.

Texte pour l’incident tragique à la banque Marfin signé par des éditions autogérées et des collectivités (8/5/2010)

mai 9, 2010

L’ANARCHIE EST UNE LUTTE POUR LA VIE ET NON PAS POUR LA MORT

En Décembre 2008, durant les événements qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos, le mouvement anarchiste-antiautoritaire avait répondu aux appels fascistes des medias pour le « retour à la normalité, l’ordre et la sécurité » avec le cri poignant suivant : « Vous parlez des vitrines, nous parlons des vies ».

Quelle sorte d’hypocrisie dangereuse fait que certains parlent aujourd’hui des mesures défectueuses, de la sécurité inadéquate du bâtiment de la banque face aux incendies, et non pas de ces vies qui ont été perdues ? Quelle sorte de renversement orwellien fait que certains parlent de cet incident tragique comme d’un simple court-circuit ?

Nous ne nous rendons pas compte que cette hypocrisie soit à la base équivalente à celle des assassins d’OTAN qui parlaient des « dommages collatéraux » ?

Nous ne nous rendons pas compte que le cynisme et la cruauté évidents et bien connus d’un grand capitaliste, qui a ‘emprisonné’ ses employés dans la banque, ne puissent pas expier la mort des trois êtres humains ?

Nous ne nous rendons pas compte que si on adopte les conduites de la bête contre laquelle on se bat on devient un avec lui ?

Si les anarchistes luttent pour quelque chose, s’il ya quelque chose que les hommes doivent défendre à travers la lutte, cela c’est la Vie, la Liberté et la Dignité. Si nous luttons pour quelque chose, nous luttons pour un monde où la mort n’aura plus de pouvoir…

Pendant une manifestation au centre de Salonique le 6/5 plusieurs gens, anarchistes et antiautoritaires, ont crié à plusieurs reprises : « il s’agissait d’un assassinat, nous n’avons pas des illusions, Vgenopoulos et l’état sont des assassins ». Peut-être une telle réflexion est pour quelques uns adoucissante. Pourtant, est-ce qu’ils comprennent sur le fond le contenu et les prolongements de cette réflexion ?

Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé au bâtiment de Marfin le midi de 5/5/2010 et peut-être nous ne le saurons jamais. Nous savons, par contre, qu’au moment où nous avons tous entendu la nouvelle, personne d’entre nous n’a exclu comme une éventualité impossible l’annonce des procureurs de medias ! Et cela est également tragique.

Parce que si avec notre conduite nous ne pouvons rendre totalement inconcevable (et tout d’abord à nous–mêmes) le fait qu’un tel acte puisse provenir des individus qui viennent du même milieu que nous, alors, dans ce cas là, nous avons déjà ouvert la voie pour que de telles tragédies puissent se produire (par irresponsabilité meurtrière, malveillance vicieuse ou même préméditation frauduleuse).

Durant une révolte généralisée il y a toujours des morts ; il s’est passé ainsi à Los Angeles, il s’est passé ainsi en Argentine. Pourtant, personne n’a jamais envisagé d’attribuer ces morts à un courant politique organisé de désobéissance.

Le fait que les trois personnes assassinées de Marfin Banque se mettent sur le dos de l’Anarchie montre qu’il y a ici des grandes responsabilités. Et qui peut ignorer la tolérance envers des logiques qui méprisent la vie humaine ? Même si on répète qu’il y a des années que les anarchistes adroits incendient des banques et que personne n’a jamais été mis en danger… Même si on accuse Vgenopoulos qu’il a emprisonné les employés dans la banque, qu’il a négligé les mesures de sécurité de la banque contre le feu etc. … la responsabilité ne nous abandonne pas.

S’il y a même un nombre restreint de gens qui s’autodéfinissent comme des anarchistes et qui, par contre, sont irresponsables à un tel niveau pour incendier des bâtiments avec du monde dedans, c’est là la racine de la responsabilité.

Pire encore, si de cette manière-là on a ouvert le chemin pour la conspiration la plus grande dans l’histoire de la Grèce contemporaine après la chute de la Junte militaire, les conséquences – à long terme – sont évidemment plus graves encore que la tragédie des trois personnes assassinées.

Et la réponse ne peut pas être la protestation que « l’ennemi n’a pas des scrupules ». Nous savons ce qui s’est passé à Piazza Fontana, nous savons ce qui s’est passé à Scala de Barcelona.

La réponse ne peut être autre que celle de l’opposition massive qui s’enracine dans tous les lieux sociaux dans toute la Grèce, avec persévérance, avec du travail laborieux, avec fraternité, mutualité, solidarité. La réponse ne peut être autre que celle de la lutte pour la vie et non pas pour la mort.

Editions-Revue Panoptikon, Editions des Etrangers, Editions Stasei Ekpiptontes, Editions Exarcheia, Mavro Piperi tou Euvoikou, Revue Nychtegersia

Lire le texte en grec

Read the text in English

Les assassins ‘pleurent’ leurs victimes

mai 7, 2010

Pancarte: "Le fascisme meurt aujourd'hui"

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Les assassins ‘pleurent’ leurs victimes

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La grève et la manifestation impressionnantes d’aujourd’hui, Mercredi 5 Mai, ont été transformées en un véritable torrent social de colère. Au moins 200.000 gens de tout âge, des employés, des travailleurs, des chômeurs, des indigènes, des immigrés sont descendus massivement à la rue et ils essayaient pendant des heures d’assaillir et d’envahir l’Assemblée Nationale. Les forces de la répression de leur part ont joué, comme d’habitude, leur rôle à la perfection, à savoir celui de la protection du pouvoir politique et économique. Les affrontements, d’une ampleur sans précédent, ont duré plusieurs heures. Le système politique et ses institutions se trouvent au nadir.

Pourtant, un incident tragique a eu lieu que les mots ne pourraient jamais décrire : 3 gens décédés à cause de fumée suite à l’incendie qui a brulé le bâtiment de la Banque Marfin.

L’état et l’ensemble de la foule misérable des journalistes, sans la moindre honte face aux morts et leurs familles, parlent du premier moment pour des « assassins avec les cagoules » tout en essayant d’exploiter l’incident pour apaiser le torrent de la rage sociale et d’imposer de nouveau leur armée policière, une armée d’occupation presque, au peuple : sans perdre du temps, ils commencent un pogrom hallucinant contre tous les foyers de la résistance sociale et de la désobéissance contre le terrorisme étatique et la barbarie capitaliste. Toutes ces dernières heures les forces policières balayent le centre d’Athènes à pieds, en motos, en voitures et ils capturent sans discrimination des gens en tirant le feu, utilisant des grenades d’éclair et bombes de gaz lacrymogène, s’immisçant à l’occupation de la rue Zaimi, le lieu de rassemblement des immigrés à la rue Tsamadou et même dans des appartements. En même temps, après l’allocution télévisée du Premier Ministre, qui a annoncé « l’arrestation des assassins », tous les centres autogérés (occupations, lieu de rassemblements etc.) risquent d’avoir le même destin.

De cette manière-là les dirigeants, les fonctionnaires de l’Etat, le personnel politique, les journalistes ‘porte-paroles’ du gouvernement essaient d’abdiquer leurs responsabilités et d’incriminer le mouvement anarchiste et toute autre voix de résistance indépendante. Comme s’il y avait la moindre possibilité que quelqu’un oserait attaquer une banque et l’incendier tout en sachant qu’il y avait du monde dedans (cela pour ceux qui croient la propagande officielle).

La vérité est que l’assassin véritable, l’instigateur vrai de ce triple assassinat d’aujourd’hui n’est autre que ‘monsieur’ Vgenopoulos lui-même (le propriétaire de la banque), qui, avec des chantages bien connus (menace de licenciement immédiat), a forcé les employés, même pendant une journée de grève générale, à travailler dans une succursale, comme celle de la rue Stadiou, au cœur de la ville, et en dehors de laquelle passerait la manifestation. Des chantages bien connus à tous ceux qui vivent dans leur quotidien le terrorisme de l’esclavage salarié. Attendons-nous de voir quelle sorte d’excuses emploiera face aux familles des victimes ce ‘supercapitaliste’ que certains centres systémiques le présentent déjà comme le prochain Premier Ministre dans un gouvernement « d’unité nationale » après le prévisible effondrement total du système politique actuel.

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Si une grève sans précédent peut être considérée comme assassin…

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Si une manifestation sans précédent, durant une crise sans précédent, peut être considérée comme assassin…

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Si des lieus ouverts, sociaux, vivants et publics peuvent être considérés comme des assassins…

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Si l’état peut interdire la circulation et attaquer les manifestants sous le prétexte d’arrêter des assassins…

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Si un certain Vgenopoulos peut emprisonner ses employés dans une banque…

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… c’est parce que le pouvoir veut opprimer à sa naissance une révolte qui met en doute la ‘solution’ de l’attaque la plus brutale des derniers temps dans l’ensemble de toute une société…

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… c’est parce que l’avenir de la révolte ne peut pas inclure les politiciens, les patrons, les medias, la police…

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… c’est parce que derrière leur ‘solution’ unique, il y a une autre solution qui ne parle pas la langue des chiffres, ne parle pas de croissance, de progrès, de chômage, mais elle parle de solidarité, d’autogestion, de relations humaines.

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S’ils veulent, donc, trouver vraiment les assassins, ils doivent chercher parmi eux, tous ces laquais du pouvoir et du capital, tous ces assassins de la vie, de la dignité et de la liberté. Ils ont toujours été des assassins et ils le seront.

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NE TOUCHEZ PAS LES LIEUS SOCIAUX LIBRES

ASSASSINS, TERRORISTES, CRIMINELS ET BANDITS

SONT L’ETAT ET LES CAPITALISTES

TOUS ET TOUTES AUX RUES

REVOLTE MAINTENANT

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Assemblé ouverte de 5/5/2010

Occupation de 61 rue Patission & rue Skaramagka

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Lire le texte en grec